Cancérologie urologique

Un PSA qui augmente d’une prise de sang à l’autre ou un toucher rectal jugé anormal par votre médecin : l’attente des examens suivants est souvent difficile à vivre. Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme, mais lorsqu’il est découvert à un stade localisé, il se soigne dans la grande majorité des cas. Pour le cancer de la prostate à Cannes, notre cabinet assure le diagnostic, le choix du traitement et la chirurgie, avec des interventions réalisées à Mougins, à l’Institut du Cancer de Mougins et à l’Hôpital Privé Arnault Tzanck.

Dépistage du cancer de la prostate : le rôle du PSA

À ses débuts, le cancer de la prostate ne donne le plus souvent aucun symptôme. Le dépistage repose sur deux examens simples : le dosage du PSA, une protéine produite par la prostate et mesurée par prise de sang, et le toucher rectal. Il n’existe pas de dépistage organisé en France. L’Association Française d’Urologie recommande d’en discuter avec son médecin à partir de 50 ans, et dès 45 ans en cas d’antécédents familiaux ou d’origine afro-antillaise.

Un PSA élevé ne suffit pas à poser un diagnostic. Une infection ou un adénome de la prostate, c’est-à-dire une augmentation bénigne de son volume, font aussi monter ce chiffre. C’est l’évolution du PSA dans le temps, associée à l’examen, qui décide des explorations suivantes.

Confirmer le diagnostic : IRM, biopsies et bilan

Lorsque le PSA ou le toucher rectal font suspecter un cancer de la prostate, plusieurs examens permettent de confirmer le diagnostic et d’en mesurer la gravité.

L’IRM de la prostate et les biopsies

L’IRM de la prostate repère les zones suspectes et guide les biopsies. Celles-ci consistent à prélever de fins fragments de la glande, le plus souvent sous anesthésie locale, pour les faire analyser. L’examen au microscope confirme ou écarte le cancer, puis attribue un score de gravité (score ISUP, qui a remplacé le score de Gleason). Selon ce score et le PSA, des examens d’imagerie complémentaires vérifient si la maladie est restée limitée à la prostate.

Une décision prise en réunion de concertation pluridisciplinaire

Aucun traitement n’est décidé par un seul médecin. Votre dossier est présenté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), qui rassemble urologues, oncologues, radiothérapeutes, radiologues et anatomopathologistes. Le chirurgien vous explique ensuite, en consultation, les options retenues, leurs avantages et leurs conséquences, pour que la décision finale soit prise avec vous.

Les traitements du cancer de la prostate

Le traitement dépend du stade de la tumeur, de son agressivité, de votre âge, de votre état de santé et de vos priorités. Tous les cancers de la prostate ne se traitent pas de la même façon, et certains ne demandent même aucun traitement immédiat.

La surveillance active

Pour les tumeurs peu étendues et peu agressives, la surveillance active évite des traitements inutiles et leurs effets secondaires. Le cancer est contrôlé régulièrement par dosage du PSA, IRM et parfois de nouvelles biopsies. Un traitement n’est proposé que si la maladie évolue.

La prostatectomie radicale

La prostatectomie radicale retire la totalité de la prostate et les vésicules séminales, parfois avec les ganglions voisins. Elle s’adresse surtout aux cancers localisés chez des patients en bonne santé. Nous la réalisons par voie robotique Da Vinci®, par cœlioscopie ou par chirurgie ouverte, selon les cas.

Radiothérapie, curiethérapie, HIFU et hormonothérapie

La radiothérapie externe détruit les cellules cancéreuses par des rayons dirigés sur la prostate, souvent associée à une hormonothérapie. La curiethérapie place de petites sources radioactives directement dans la glande. Les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) traitent certaines tumeurs localisées ou certaines récidives. L’hormonothérapie, enfin, freine la maladie lorsqu’elle est plus avancée. Chacune de ces options est discutée en RCP.

Chirurgie robotique Da Vinci : préserver la continence et l’érection

Avec la chirurgie robotique Da Vinci, le chirurgien opère depuis une console, installée à côté du patient. Il pilote des bras articulés introduits par quelques petites incisions de l’abdomen et suit l’intervention sur une image en trois dimensions, fortement agrandie. Les instruments reproduisent les mouvements de ses mains avec une amplitude que la main seule ne permet pas dans l’espace étroit du bassin.

Cette précision compte au moment de libérer la prostate des structures qui l’entourent : le sphincter, qui assure la continence, et les bandelettes nerveuses qui commandent l’érection. Lorsque la tumeur le permet, le chirurgien les préserve. Par rapport à la chirurgie ouverte, la voie robotique entraîne en général moins de saignements et une récupération plus rapide. Nous utilisons aussi le robot pour certaines tumeurs du rein et pour la chirurgie du prolapsus.

Après l’opération : continence et vie sexuelle

Après une prostatectomie, une sonde urinaire reste en place quelques jours. Une fois retirée, des fuites urinaires à l’effort sont fréquentes au début. Elles s’améliorent progressivement, et la rééducation périnéale avec un kinésithérapeute aide à retrouver le contrôle. Lorsque les troubles urinaires après prostatectomie persistent, une bandelette sous-urétrale ou un sphincter artificiel peuvent être proposés. Les érections reviennent de façon progressive et variable, selon l’âge, la qualité des érections avant l’intervention et la préservation des nerfs. Plusieurs traitements favorisent cette récupération : comprimés, injections dans la verge, applications locales et, en dernier recours, prothèse pénienne. L’orgasme est conservé, mais il n’y a plus d’éjaculation après l’ablation de la prostate. Nous abordons ces questions dès la consultation préopératoire.

Tumeurs du rein et de la vessie : les autres cancers urologiques

Notre activité de cancérologie ne se limite pas à la prostate. Les tumeurs du rein et de la vessie suivent le même parcours : bilan, présentation en RCP, puis traitement.

Les tumeurs du rein

Elles sont aujourd’hui souvent découvertes par hasard, lors d’une échographie ou d’un scanner réalisés pour une autre raison. Selon leur taille, elles peuvent être surveillées, traitées par radiofréquence ou opérées. La chirurgie, par robot Da Vinci® ou par cœlioscopie, retire si possible la seule tumeur en conservant le reste du rein (néphrectomie partielle).

Les tumeurs de la vessie

Le signe d’alerte principal est la présence de sang dans les urines, et le tabac en reste le premier facteur de risque. Le traitement commence par une résection endoscopique, sans incision, complétée si besoin par des instillations dans la vessie (BCG ou mitomycine). Pour les tumeurs qui envahissent la paroi, l’ablation de la vessie est suivie d’une urostomie ou de la création d’une néovessie à partir de l’intestin. Une radio-chimiothérapie peut aussi être proposée.

Un urologue à Cannes pour le cancer de la prostate

Nos consultations ont lieu au 64 boulevard Carnot, entrée rue Philibert Delorme, à quelques minutes du Cannet et facilement accessible depuis Mandelieu. Les interventions se déroulent à l’Institut du Cancer de Mougins et à l’Hôpital Privé Arnault Tzanck, et le suivi reprend ensuite au cabinet. Nos chirurgiens urologues sont conventionnés OPTAM. Pour un avis sur un PSA élevé ou la prise en charge d’un cancer de la prostate à Cannes, prenez rendez-vous sur Doctolib ou appelez le 04 97 06 17 71.

Vos questions sur le cancer de la prostate

Faut-il se faire dépister du cancer de la prostate ?

Le dépistage n’est pas systématique en France. Il se décide au cas par cas avec votre médecin traitant ou votre urologue, après avoir pesé ses avantages et ses limites. Il est généralement proposé à partir de 50 ans, et plus tôt en cas de facteurs de risque, notamment un père ou un frère atteint.

Un PSA élevé signifie-t-il forcément un cancer ?

Non. Un adénome, une infection de la prostate ou même un examen récent peuvent faire monter le PSA. L’urologue interprète le chiffre en tenant compte de son évolution, du volume de la prostate et du toucher rectal, puis prescrit une IRM si nécessaire.

Tous les cancers de la prostate doivent-ils être opérés ?

Non. Les tumeurs peu agressives relèvent souvent d’une surveillance active. Pour les autres, la chirurgie n’est qu’une option parmi d’autres, à côté de la radiothérapie, de la curiethérapie ou des ultrasons focalisés. Le choix est discuté en RCP puis avec vous.

Quels sont les effets secondaires de la prostatectomie ?

Les deux principaux concernent la continence et l’érection. Les fuites urinaires sont fréquentes dans les premières semaines et s’améliorent le plus souvent avec la rééducation. La récupération des érections est plus lente et dépend notamment de la préservation des nerfs. L’éjaculation disparaît, alors que l’orgasme est conservé.

Pourquoi le robot Da Vinci est-il utilisé pour opérer la prostate ?

La prostate se situe au fond du bassin, dans un espace étroit, entre la vessie, le rectum, le sphincter et les nerfs de l’érection. La vision agrandie et les instruments articulés du robot facilitent une dissection précise dans cette zone. Pour la chirurgie du cancer de la prostate, c’est l’une des voies d’abord proposées au cabinet, lorsque la prostatectomie est indiquée et que l’état de santé du patient le permet.