Incontinence urinaire et prolapsus
Quelques gouttes en toussant ou en courant, une envie si soudaine qu’on n’a pas le temps d’atteindre les toilettes : ces fuites gênent le quotidien, et beaucoup de patients attendent des années avant d’en parler. Pourtant, l’incontinence urinaire se soigne dans la grande majorité des cas, et la solution ne passe pas toujours par une opération. Pour une incontinence urinaire à Cannes, notre cabinet du boulevard Carnot reçoit les femmes comme les hommes, y compris les patients qui viennent de Mandelieu, du Cannet ou de Mougins.
Fuites urinaires : identifier le type d’incontinence
Toutes les fuites n’ont pas la même origine, et le traitement de l’incontinence urinaire dépend avant tout de son mécanisme. Les deux formes principales peuvent aussi s’associer.
L’incontinence d’effort
Les fuites surviennent quand la pression augmente dans le ventre : toux, éternuement, rire, sport, port d’une charge. Elles traduisent un affaiblissement du périnée ou du sphincter, les muscles qui retiennent l’urine. Les grossesses, les accouchements, la ménopause, le surpoids ou une toux chronique la favorisent.
L’incontinence par urgenturie
Ici, c’est la vessie qui se contracte trop tôt et sans prévenir : l’envie arrive brutalement, et la fuite peut se produire avant d’atteindre les toilettes. On parle de vessie hyperactive. Les envies fréquentes, le jour comme la nuit, l’accompagnent souvent.
Chez l’homme, après une chirurgie de la prostate
L’incontinence urinaire masculine apparaît le plus souvent après la chirurgie du cancer de la prostate, lorsque le sphincter a été fragilisé. Les fuites s’améliorent en général dans les mois qui suivent, avec la rééducation. Si elles persistent, des solutions chirurgicales existent.
Les traitements de l’incontinence urinaire
Le traitement de l’incontinence urinaire progresse par étapes : on commence par les solutions les plus simples, et la chirurgie n’intervient que si elles ne suffisent pas.
Rééducation périnéale et traitements médicaux
La rééducation périnéale, réalisée avec un kinésithérapeute ou une sage-femme, est le traitement de première intention de l’incontinence d’effort. Elle apprend à contracter le périnée au bon moment et à le renforcer. Pour la vessie hyperactive, des médicaments qui calment les contractions de la vessie, associés à quelques règles d’hygiène de vie, réduisent souvent les envies pressantes.
La bandelette sous-urétrale
Chez la femme, une fine bandelette synthétique est placée sous l’urètre par une petite incision vaginale. Elle soutient le canal au moment de l’effort et empêche la fuite. L’intervention est courte. Une bandelette spécifique peut aussi être proposée à l’homme dont les fuites persistent, à un degré modéré, après une chirurgie de la prostate.
Toxine botulique et neuromodulation des racines sacrées
Lorsque la vessie hyperactive résiste aux médicaments, des injections de toxine botulique (Botox®) dans la paroi de la vessie, réalisées par les voies naturelles, diminuent ses contractions pendant plusieurs mois et peuvent être renouvelées. Elles exposent parfois à une difficulté à vider la vessie, qui nécessite alors des sondages temporaires. Autre option, la neuromodulation des racines sacrées : une électrode stimule les nerfs qui commandent la vessie, d’abord à l’essai puis, si le test est concluant, avec un petit boîtier implanté sous la peau.
Le sphincter urinaire artificiel
Pour les fuites importantes, principalement chez l’homme après une prostatectomie, un sphincter artificiel peut être implanté. Une manchette placée autour de l’urètre le maintient fermé. Le patient l’ouvre au moment d’uriner grâce à une petite pompe située dans les bourses.
Prolapsus : quand les organes du bassin descendent
Le prolapsus, ou descente d’organes, touche la femme : la vessie, l’utérus ou le rectum s’abaissent et font saillie dans le vagin. Il se manifeste par une sensation de boule, de pesanteur en fin de journée, ou par une gêne pour uriner ou aller à la selle. Il est souvent associé à une incontinence urinaire, car les deux troubles ont les mêmes causes : accouchements, ménopause, efforts répétés. Un prolapsus peu gênant peut simplement être surveillé ou traité par rééducation ou par un pessaire, un dispositif placé dans le vagin pour soutenir les organes. Lorsque la gêne est importante, la chirurgie remet les organes en place.
La promontofixation par cœlioscopie ou robot Da Vinci®
Cette intervention fixe le vagin et, si besoin, l’utérus à un point solide du bassin, le promontoire, à l’aide de bandelettes prothétiques. Elle se réalise par quelques petites incisions de l’abdomen, en cœlioscopie ou avec l’assistance du robot Da Vinci®, dont la précision facilite la dissection au fond du bassin.
La chirurgie par voie vaginale
Sans incision sur le ventre, la voie vaginale répare les tissus de soutien directement. Elle constitue une alternative selon le type de prolapsus, l’âge et l’état de santé de la patiente. Le chirurgien vous explique en consultation quelle voie convient le mieux à votre situation.
Après l’intervention : reprise et suivi
Selon l’intervention, l’hospitalisation se fait en ambulatoire ou dans le cadre d’un court séjour. Pendant la cicatrisation, il faut éviter le port de charges lourdes, le sport et les efforts de poussée, puis reprendre les activités progressivement. Une consultation de contrôle au cabinet vérifie le résultat, et la rééducation périnéale peut être poursuivie pour consolider le bénéfice de la chirurgie.
Consulter un urologue à Cannes pour une incontinence urinaire
Nos consultations ont lieu au 64 boulevard Carnot, entrée rue Philibert Delorme, avec le parking Mozart à proximité. Le cabinet est facilement accessible depuis Mandelieu, Le Cannet ou Mougins. Nos chirurgiens urologues, conventionnés OPTAM, reçoivent les femmes comme les hommes. Pour faire le point sur une incontinence urinaire à Cannes ou sur un prolapsus, prenez rendez-vous sur Doctolib ou appelez le 04 97 06 17 71.
Vos questions sur l’incontinence urinaire et le prolapsus
L’incontinence urinaire se soigne-t-elle sans opération ?
Souvent, oui. La rééducation périnéale améliore de nombreuses incontinences d’effort, et les médicaments soulagent une partie des vessies hyperactives. La chirurgie est proposée lorsque ces traitements ne donnent pas un résultat suffisant.
Comment se déroule un bilan urodynamique ?
Une sonde très fine est placée dans la vessie, qui est remplie lentement avec un liquide, pendant qu’un capteur enregistre les pressions. Vous signalez vos sensations, puis vous urinez normalement. L’examen se fait sans anesthésie. Il peut être un peu inconfortable, mais n’est pas douloureux.
La pose d’une bandelette urinaire nécessite-t-elle une hospitalisation ?
L’intervention est courte et se déroule en établissement, souvent en ambulatoire. Le chirurgien vous précise en consultation les modalités de votre prise en charge et les précautions à respecter les semaines suivantes.
Peut-on opérer un prolapsus après la ménopause ?
Oui. L’âge n’est pas une contre-indication en soi. Le choix de la technique, par voie abdominale ou vaginale, tient compte de votre état de santé, du type de prolapsus et de votre activité.
Les hommes peuvent-ils souffrir d’incontinence urinaire ?
Oui, en particulier après une chirurgie de la prostate ou en cas de vessie hyperactive. Rééducation, bandelette masculine ou sphincter artificiel : les solutions existent, et notre équipe prend en charge l’incontinence urinaire à Cannes chez les hommes comme chez les femmes.

