Calculs rénaux
Une douleur brutale dans le bas du dos, qui descend vers l’aine et ne laisse aucune position confortable : beaucoup de patients découvrent ainsi leur premier calcul. D’autres l’apprennent par hasard, sur une échographie faite pour une autre raison. Dans les deux cas, le traitement des calculs rénaux à Cannes commence par une consultation au cabinet UROCANNES, boulevard Carnot, facilement accessible depuis Mandelieu, Le Cannet ou Mougins. Nous déterminons avec vous s’il faut attendre, fragmenter le calcul ou le retirer, puis comment éviter qu’il ne revienne.
Calculs rénaux et colique néphrétique : ce qui se passe dans les voies urinaires
Un calcul se forme quand certains sels contenus dans l’urine, le plus souvent l’oxalate de calcium, cristallisent et s’agrègent dans le rein. Tant qu’il reste dans le rein, il passe souvent inaperçu. La douleur apparaît lorsqu’il descend dans l’uretère, le fin conduit qui relie le rein à la vessie, et bloque l’écoulement de l’urine : c’est la colique néphrétique. Des nausées, des envies fréquentes d’uriner ou du sang dans les urines peuvent s’y ajouter.
Attention : une colique néphrétique avec fièvre ou frissons, une douleur qui ne cède pas aux antalgiques, l’absence d’urines ou une colique chez une personne qui n’a qu’un seul rein imposent de se rendre aux urgences sans attendre. Un calcul associé à une infection doit être drainé rapidement. Notre équipe assure une permanence des soins pour ces situations.
Le bilan : localiser le calcul et mesurer sa taille
Avant tout traitement des calculs rénaux, un scanner sans injection est réalisé : il montre la position exacte du calcul, sa taille et sa densité, qui renseigne sur sa dureté. Une échographie et une analyse d’urine complètent souvent le bilan, avec une prise de sang pour vérifier le fonctionnement des reins.
Ces éléments orientent le traitement des calculs rénaux : un petit calcul bien placé a de bonnes chances de s’évacuer seul, alors qu’un calcul plus gros, très dur ou qui bloque le rein demande une intervention.
Quel traitement pour les calculs rénaux ?
Il n’existe pas un seul traitement des calculs rénaux, mais plusieurs techniques choisies selon la taille, la position et la composition du calcul, et selon votre état de santé.
Attendre l’expulsion spontanée
Pour un petit calcul, le traitement des calculs rénaux consiste d’abord à le laisser s’éliminer de lui-même, ce qui prend quelques jours à quelques semaines. Il repose alors sur les antalgiques, les anti-inflammatoires et, dans certains cas, un médicament qui facilite le passage dans l’uretère. Il est utile de filtrer ses urines pour récupérer le calcul et le faire analyser.
L’urétéroscopie souple ou rigide au laser
Pour les calculs trop durs ou mal placés pour la lithotritie, le traitement des calculs rénaux passe par l’urétéroscopie. Sous anesthésie, le chirurgien introduit un fin endoscope par les voies naturelles jusqu’à l’uretère ou jusque dans le rein. Le calcul est fragmenté au laser, puis les morceaux sont retirés à l’aide d’une petite pince en forme de panier. Une sonde double J, un petit tuyau placé entre le rein et la vessie, est souvent laissée quelques jours à quelques semaines pour faciliter l’écoulement de l’urine.
La lithotritie extracorporelle
C’est la technique de traitement des calculs rénaux la moins invasive. Des ondes de choc, envoyées à travers la peau et focalisées sur le calcul, le fragmentent en petits morceaux qui s’éliminent ensuite dans les urines. L’intervention se fait sans incision et le plus souvent sans anesthésie générale. Elle ne convient pas à tous les calculs, notamment aux plus durs ou à certains calculs de l’uretère.
Après le traitement : suites et analyse du calcul
Les interventions sur les calculs se déroulent en établissement, souvent en ambulatoire. Dans les jours qui suivent, des brûlures en urinant et un peu de sang dans les urines sont fréquents. Si une sonde double J a été posée, elle peut provoquer une gêne dans le bas-ventre ou des envies pressantes jusqu’à son retrait, réalisé au cours d’une courte consultation. Pour bien préparer l’intervention, vous trouverez les documents à préparer avant l’intervention sur notre site.
Le calcul ou ses fragments sont envoyés en laboratoire. Connaître sa composition permet d’adapter les conseils de prévention et, si besoin, de rechercher une cause favorisante.
Prévenir les récidives de calculs
Les calculs ont tendance à récidiver : la prévention fait partie du traitement des calculs rénaux au même titre que l’intervention. La mesure la plus efficace consiste à boire régulièrement tout au long de la journée, de façon à garder des urines claires. Il est aussi conseillé de limiter le sel, les protéines animales et les boissons sucrées.
Contrairement à une idée répandue, il ne faut pas supprimer les produits laitiers : un apport normal en calcium réduit au contraire l’absorption de l’oxalate. En cas de récidive, un bilan sanguin et urinaire recherche une anomalie du métabolisme, et les conseils alimentaires sont ajustés à la composition du calcul.
Consulter un urologue à Cannes pour vos calculs rénaux
Le cabinet se trouve au 64 boulevard Carnot, avec une entrée rue Philibert Delorme et le parking Mozart à proximité, pour les patients de Cannes comme pour ceux qui viennent de Mandelieu ou du Cannet. Les calculs font partie de l’ensemble de nos domaines de compétence, aux côtés de la prostate et de la cancérologie. Nos chirurgiens urologues sont conventionnés OPTAM. Pour organiser le traitement des calculs rénaux à Cannes, prenez rendez-vous sur Doctolib ou appelez le 04 97 06 17 71.
Vos questions sur les calculs rénaux
Combien de temps met un calcul rénal à s’évacuer ?
Cela dépend surtout de sa taille et de sa position. Un petit calcul situé bas dans l’uretère s’élimine souvent en quelques jours, un calcul plus gros peut mettre plusieurs semaines ou ne pas passer du tout. Si le calcul ne progresse pas, l’urologue propose une intervention pour éviter d’abîmer le rein.
La lithotritie extracorporelle est-elle douloureuse ?
La séance est généralement bien supportée grâce à des antalgiques administrés pendant l’intervention. L’élimination des fragments dans les jours suivants peut provoquer des douleurs proches d’une petite colique néphrétique, calmées par le traitement prescrit.
Qu’est-ce qu’une sonde double J et combien de temps la garde-t-on ?
C’est un petit tube souple, placé à l’intérieur du corps entre le rein et la vessie, qui assure l’écoulement de l’urine. Invisible de l’extérieur, elle est laissée en place quelques jours à quelques semaines selon les cas, puis retirée par les voies naturelles lors d’une courte consultation.
Faut-il arrêter les produits laitiers en cas de calculs ?
Non. Supprimer le calcium favorise au contraire certains calculs, car l’oxalate est alors mieux absorbé par l’intestin. Il faut garder un apport en calcium normal, sans excès, et surtout boire suffisamment.
Quand faut-il aller aux urgences pour une colique néphrétique ?
Sans attendre en cas de fièvre ou de frissons, de douleur qui ne cède pas aux antalgiques, d’absence d’urines, de grossesse ou si vous n’avez qu’un seul rein. En dehors de ces situations, une consultation rapide chez l’urologue permet de faire le bilan et d’organiser le traitement des calculs rénaux le plus adapté.

