ADÉNOME DE PROSTATE
Se lever deux ou trois fois par nuit pour uriner, attendre de longues secondes que le jet démarre : après 50 ans, ces signes viennent le plus souvent d’un adénome de la prostate. Quand les médicaments ne suffisent plus, une opération de la prostate à Cannes permet de retrouver un jet normal et des nuits plus calmes. Au cabinet UROCANNES, boulevard Carnot, nous posons le diagnostic et choisissons avec vous la technique. L’intervention se déroule ensuite à l’Hôpital Privé Arnault Tzanck de Mougins.
Adénome de la prostate : des troubles urinaires qui s’installent progressivement
La prostate entoure le canal de l’urètre, juste sous la vessie. Avec l’âge, sa partie centrale grossit : c’est l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), aussi appelée adénome. Cette tumeur n’a rien de cancéreux, mais elle comprime l’urètre et freine l’écoulement des urines. Les troubles apparaissent lentement, si bien que beaucoup d’hommes s’y habituent avant de consulter :
- Envies fréquentes d’uriner, surtout la nuit.
- Jet faible ou haché, qui oblige parfois à pousser.
- Envies pressantes difficiles à retenir.
- Sensation de vidange incomplète et gouttes retardataires après la miction.
Le bilan urologique avant toute décision
Aucune opération de la prostate n’est proposée sans un bilan précis. Il sert à mesurer le retentissement de l’adénome sur la vessie et les reins, et à vérifier que les symptômes n’ont pas une autre cause.
L’examen et les explorations
La consultation comprend un toucher rectal, qui renseigne sur le volume et la consistance de la prostate. Nous demandons ensuite un dosage du PSA, une échographie pour mesurer la prostate et le volume d’urine restant dans la vessie après la miction, et souvent une débitmétrie, qui enregistre la force du jet. Le PSA a un double rôle : il oriente le traitement de l’adénome et participe au dépistage du cancer de la prostate, une maladie différente qui peut coexister avec l’hypertrophie.
Le traitement médical en première intention
Dans la majorité des cas, on commence par des médicaments. Les alpha-bloquants relâchent le col de la vessie et facilitent la miction en quelques jours. Les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase réduisent peu à peu le volume de la prostate, sur plusieurs mois. Ces traitements soulagent de nombreux patients, mais ils ne font pas disparaître l’adénome et peuvent entraîner des effets indésirables, notamment sur l’éjaculation.
Quand une opération de la prostate devient-elle nécessaire ?
On envisage une opération de la prostate lorsque le traitement médical ne suffit plus, lorsqu’il est mal toléré, ou lorsque l’adénome provoque des complications : blocage complet des urines (rétention urinaire), infections urinaires à répétition, saignements, calcul formé dans la vessie ou retentissement sur le fonctionnement des reins. Certains patients choisissent aussi l’intervention pour ne plus dépendre d’un traitement quotidien. La décision se prend ensemble, en consultation, à partir des résultats du bilan, du volume de la prostate, de vos traitements en cours et de vos attentes, en particulier sur la vie sexuelle.
HoLEP à Cannes : l’énucléation de l’adénome au laser
Parmi les techniques d’opération de la prostate pratiquées par le cabinet, le HoLEP (énucléation de la prostate au laser holmium) est l’une des techniques de référence. Recommandée par l’Association Française d’Urologie, elle permet de retirer la totalité de l’adénome sans aucune incision.
Le principe de l’intervention
Sous anesthésie générale ou rachianesthésie, le chirurgien introduit un endoscope par l’urètre. La fibre laser décolle l’adénome de la coque de la prostate, un peu comme on sépare un noyau de son fruit, en coagulant au passage les petits vaisseaux. L’adénome, poussé dans la vessie, est ensuite fragmenté et aspiré par un morcellateur. Les tissus retirés sont systématiquement envoyés en analyse.
Pour quels patients ?
Le HoLEP convient à toutes les tailles de prostate, y compris les plus volumineuses, qui relevaient autrefois d’une chirurgie ouverte. Comme le laser limite les saignements, l’intervention peut, dans certains cas, être réalisée sans interrompre un traitement anticoagulant ou antiagrégant : cette décision revient au chirurgien, en lien avec votre cardiologue ou votre médecin traitant.
Rezum, résection, adénomectomie : les autres techniques pratiquées
Le HoLEP n’est pas la seule façon de réaliser une opération de la prostate. Selon le volume de votre prostate, votre âge et vos priorités, d’autres techniques peuvent mieux vous convenir.
Rezum, le traitement par vapeur d’eau
Le Rezum consiste à injecter de petites quantités de vapeur d’eau dans l’adénome. Les cellules touchées se résorbent ensuite naturellement, et l’amélioration se fait sentir progressivement, sur plusieurs semaines. Ce traitement mini-invasif s’adresse surtout aux prostates de volume modéré et préserve le plus souvent l’éjaculation.
La résection transurétrale, monopolaire ou bipolaire
Pratiquée elle aussi par les voies naturelles, la résection retire l’adénome en fins copeaux à l’aide d’une anse électrique. Elle reste une technique éprouvée pour les prostates de petit et moyen volume.
L’adénomectomie
L’adénomectomie retire l’adénome par une voie d’abord abdominale. Depuis l’arrivée des techniques laser, elle est réservée à des situations particulières, que le chirurgien vous expliquera si elles vous concernent.
Déroulement de l’intervention et suites opératoires
Quelle que soit la technique, l’opération de la prostate a lieu à l’Hôpital Privé Arnault Tzanck, à Mougins, dans le cadre d’un court séjour dont la durée est fixée par le chirurgien. Une sonde urinaire reste en place pendant quelques jours, le temps que la prostate cicatrise. Après son retrait, des brûlures en urinant, des envies pressantes ou un peu de sang dans les urines sont fréquents les premières semaines, puis disparaissent. Il est conseillé de boire abondamment et d’éviter les efforts physiques, le vélo et les longs trajets en voiture durant la cicatrisation. Sur le plan sexuel, l’érection n’est en principe pas modifiée, car les nerfs qui la commandent passent en dehors de la prostate. En revanche, après un HoLEP ou une résection, le sperme repart le plus souvent dans la vessie au moment de l’orgasme : c’est l’éjaculation rétrograde, sans danger pour la santé. Une consultation de contrôle au cabinet permet ensuite de vérifier le résultat.
Consulter un chirurgien urologue à Cannes pour votre prostate
Nos consultations ont lieu au 64 boulevard Carnot, avec une entrée rue Philibert Delorme, à quelques minutes du Cannet et facilement accessible depuis Mandelieu ou les environs de Mougins. Les chirurgiens urologues du cabinet, conventionnés OPTAM, vous suivent de la première consultation jusqu’au contrôle après l’intervention. Pour préparer une opération de la prostate à Cannes ou simplement faire le point sur vos symptômes, prenez rendez-vous en ligne sur Doctolib ou appelez le 04 97 06 17 71.
Vos questions sur l’opération de la prostate
L’opération de la prostate est-elle douloureuse ?
L’intervention se déroule sous anesthésie, sans douleur. Par la suite, la gêne principale vient de la sonde urinaire puis de brûlures passagères en urinant, qui se soulagent avec des antalgiques simples. Comme le HoLEP, le Rezum et la résection passent par les voies naturelles, il n’y a pas de cicatrice.
Combien de temps dure l’hospitalisation après un HoLEP ?
Il s’agit d’un court séjour à l’Hôpital Privé Arnault Tzanck de Mougins. Sa durée dépend du volume de la prostate, de votre état de santé et de la façon dont les urines s’éclaircissent après l’intervention. Le chirurgien vous l’indique lors de la consultation préopératoire.
L’opération a-t-elle des conséquences sur la sexualité ?
L’érection est en principe préservée. La conséquence la plus fréquente est l’éjaculation rétrograde après un HoLEP ou une résection : l’orgasme est conservé, mais le sperme n’est plus expulsé à l’extérieur. Si ce point compte pour vous, parlez-en en consultation, car certaines techniques comme le Rezum le préservent plus souvent.
Peut-on être opéré de la prostate sous anticoagulants ?
Oui, dans certains cas. Le laser coagule les vaisseaux au fur et à mesure, ce qui réduit le risque de saignement. Selon le traitement que vous prenez, le chirurgien décidera avec votre cardiologue ou votre médecin traitant s’il faut l’arrêter, le remplacer ou le poursuivre. N’interrompez jamais un anticoagulant de vous-même.
Un adénome de la prostate peut-il se transformer en cancer ?
Non. L’adénome est une tumeur bénigne qui ne devient pas un cancer. Les deux maladies peuvent toutefois exister en même temps chez un même homme, c’est pourquoi le bilan qui précède une opération de la prostate comprend un toucher rectal, un dosage du PSA et, si nécessaire, des examens complémentaires.

